Link: ; rel="canonical" Conflit Larvé

- Conflit larvé -

J'ai été agréablement surpris de recevoir à l'atelier en juin 2021, avant que les choses se dégradent entre la Mairie et l'atelier de sculptures, un élu que je ne connaissais pas qui m'a demandé ce que je souhaitais. Nous avons échangé deux heures durant, il a visité tout l'atelier, je lui ai signifié que j'espérais de l'intelligence et qu'on me laisse tranquille. Ce moment fut agréable, convivial et intelligent même si nous n'avons pas eu les mêmes points de vue sur certains détails du conflit naissant entre la Mairie et l'atelier, qu'il soit lui aussi remercié. Enfin et pour terminer, un grand merci aussi à cet élu qui dès le lendemain du saccage à l'acide sur mon marbre, s'est arrêté quelques minutes près de l'œuvre en devenir pour constater les dégâts, certes dégâts superficiels fort heureusement. Que dire de plus, 35 années à Ganagobie, à l'atelier de sculptures, furent de plaisants moments vécus dans la joie et la bonne humeur. Beaucoup de gens très sympathiques et comme partout quelques crétins qui font beaucoup de bruit. Moins on est remarquable plus on se fait remarquer.

Chères lectrices et lecteurs de ce site nouvellement créé, voici encore quelques mots...

Voici pour votre information la chronologie des dégradations entre la Mairie et l'atelier de sculptures depuis 2014.

J'ai attendu tout ce temps avant de vous informer sur ce sujet car le dossier est assez lourd et épais. Mon bail initial prenant fin en avril 2026 ne sera probablement pas renouvelé à ce moment-là. Je n'ai aucune illusion à ce sujet. Je suis très serein, aucune haine ni amertume en face de l'ignorance et la bêtise manifeste dans cette histoire.

« Ma patience est partie là où les crabes vont mourir ». (dans la vase. Le livre de la jungle R. Kipling).

Je me prépare à une nouvelle vie ailleurs avec curiosité positive. J'ai un livre à terminer d'écrire, un marbre bientôt terminé que je visiterai chaque jour tôt les matins pour les finitions. Un grand merci aux amis Daniel Adam et Patrice Duvernoy de Droits et Liberté pour leur soutien sans faille jusqu'à ce jour dans l'élaboration de ce dossier juridique. Droits et Liberté est partenaire de la Société des Amies (amis) de l'Atelier de Sculptures ses œuvres et marbres.

Pour faciliter votre connaissance, voici la chronologie des dégradations relationnelles entre la Mairie de Ganagobie et l'atelier de sculptures depuis 2014.

- 2014 -

J'ai toujours participé en silence aux réunions du conseil municipal. En 2015, le premier adjoint à la fin d'un conseil me demande quand le marbre près de la piscine sera terminé ? Je lui réponds simplement que je suis le maître d'œuvre, que j'ai la propriété artistique et intellectuelle des neuf mètres carrés de l'œuvre et ce jusqu'à 70 ans après ma mort. Je lui explique que je suis depuis peu handicapé des deux poignets. (3 infiltrations par poignets en deux ans et une opération chirurgicale). Cet état de fait justifiant le retard d'exécution initialement estimée. La Mairie à l'époque aurait pu me donner à remplir un dossier de demande d'allocation adulte handicapé. Rien n'est venu de la Mairie. Je ne connaissais pas mes droits en la matière. De plus je ne suis pas pressé et j'ai dû expliquer la définition du mot : « estimation ». C'est vrai, c'est un peu plus long que prévu, mais quelle importance ? Serait-on pressé de voir mon marbre terminé alors que la résolution du bâtiment d'Isotopchim traîne en longueur depuis bien plus longtemps pour un coût ahurissant ? Finalement, les uns et les autres pourraient voir un marbre devenir sublime avec le temps jour après jour. Je sais que la taille de ce marbre est perçue par la Mairie comme un « trouble à l'ordre public ». (cf. courrier de la Mairie).

Un courrier est envoyé en 2014 en Mairie pour signaler mon handicap ralentissant grandement la taille du marbre. (Courrier inclus dans le dossier des procédures judiciaires en cours).

- 2015 -

Monsieur le premier adjoint estime que je lui « parle mal » et décide de supprimer la subvention de 100 € par an allouée par la Mairie pour l'association « au-delà du contour ». Cette subvention était uniquement réservée aux frais de chauffage des mercredis après-midi pour les enfants. Ces derniers venaient pour la plupart vers midi pour manger, jusqu'au soir assez tard, les parents travaillant la journée. En 2015 les subventions Mairie de Ganagobie, Mairie de Peyruis et CCMD (communauté de communes moyenne Durance) sont supprimées à cause des coupes budgétaires en vigueur à l'époque. Les cours faute de moyens cessent. Il y avait en plus des cours de dessin, des points d'histoire de l'art, un temps pour un goûter copieux, et un moment réservé pour les devoirs d'école. L'ambiance était calme et chaleureuse. Je dispensais ces cours bénévolement, la gratuité était de mise pour les enfants du village. Je n'ai pas voulu hausser les tarifs d'inscription pour les autres enfants et cours adultes des mardis soir suite aux coupes budgétaires.

- 2017 -

Je demande à la Mairie de Ganagobie avec une certaine malice, s'il est possible que le marbre qui devient fin et fragile avec photos à l'appui, puisse être protégé les trois mois d'hiver contre le gel sachant que le coût de la protection s'élève à deux bâches tous les deux ans d'un coût total de 5 € par an. La Mairie me répond par écrit que la protection en hiver du marbre ne sera pas prise en charge par la commune. (cf. courrier) Toujours due aux économies d'un budget communal trop étroit.

- 2019 -

Monsieur le premier adjoint en octobre 2019 change la serrure de l'arrivée d'eau me coupant ainsi l'accès à celle-ci, dont j'avais besoin pour la taille du marbre près de la piscine, et ce sans me prévenir. Après plusieurs demandes et courriers en Mairie, on me répond deux ans après la coupure, que l'affaire sera étudiée après les élections municipales. Quelques mois après les élections on me répond que la commune réalise des économies d'eau et cesse de me fournir les trois litres d'eau journalier dont j'ai besoin pour la taille du marbre. Je taille ma sculpture en face et à 10 mètres de la piscine qui est nettoyée chaque jour par la commune au karcher durant une heure, de juin à septembre. J'œuvre bénévolement, sans électricité, avec des outils en tungstène nécessitant l'utilisation de l'eau de manière obligatoire. Sans eau impossible de tailler avec du tungstène. Depuis 2019 je me déplace donc chaque jour avec mes trois litres d'eau pour terminer ma sculpture. À ce moment-là je comprends avec certitude que je deviens non désiré sur la commune et que mon départ est vivement souhaité.

- 8 Février 2021 -

Je suis convoqué en Mairie pour « évoquer la situation juridique de l'atelier de sculptures ».

1. On me demande de changer mon « assurance d'habitation » en assurance professionnelle. Je me plie à cette demande immédiatement. J'assure l'atelier avec une assurance Professionnelle pour la totalité de la superficie de l'atelier que j'occupe à savoir 304 mètres carrés.

2. On me propose un logement social de 500 € par mois et transformer la gratuité de l'atelier en un loyer de 50 € pour une partie et 50 € pour l'autre. En tout 600 €. Ne vivant à l'époque qu'avec la modique somme de 490 €/mois RSA socle, je souris et refuse cette proposition inique. J'explique aux 3 élus face à moi qu'ils ne savent pas compter.



- 1er Mars 2021 -

Monsieur Daniel Adam est disposé pour être médiateur sur la question entre la Mairie et moi-même sur ma proposition, médiation acceptée par la Mairie. La réunion se tient.

Monsieur Adam explique :

1. Que le bail commercial est caduc et non conforme.

2. Que la Mairie a le droit de modifier le bail commercial caduc si elle respecte la loi en vigueur. Il demande s'il y a de l'amiante dans les bâtiments de la commune. La Mairie répond par la négative.

3. Monsieur Adam a le sentiment d'avoir été écouté pour la forme sentant bien que la Mairie avait déjà pris ses dispositions pour les procédures à venir.

4. Monsieur Adam explique que l'urgence est de soutenir une demande d'allocation adulte handicapé auprès de la MDPH (Maison Départementale Personnes Handicapées) pour moi-même. Il aura fallu à trois reprises insister auprès de la secrétaire de l'époque pour obtenir ce dossier de demande AAH (allocation adultes handicapés) Celle-ci appuyée par Monsieur Adam et ma médecin, sera obtenue fin juin 2021. Ayant de fait les moyens de répondre aux propositions de la Commune, j'accepte de régler les 100 € de loyer pour l'atelier et j'attends toujours à ce jour une proposition de logement social promise par la Mairie. Monsieur Adam est intervenu le premier mars 2021 en tant que médiateur et pas comme membre de Droits et Liberté.

Depuis ce temps les propositions de loyers par la Mairie changent sans cesse sans explications ou motivations exprimées. Pour la Mairie il n'est plus question de changer le bail sans autres explications, sachant que c'était l'objet initial de la première et deuxième rencontre des 8 février et 1er mars 2021. En attendant la résolution de ce contentieux en « mouvance », Droits et Liberté prend en charge au cours de l'année 2021 le dossier pour ma défense à venir, après avoir visité avec l'ensemble de la collégialité l'atelier de sculptures.

Le reste n'est que « mouvance » en provenance de la Mairie qui ne peut plus faire marche arrière et semble-t-il navigue à vue. Le mot « mouvance » entre guillemets n'est là que pour appuyer le caractère nébuleux des motivations de la Mairie. Ce mot nouveau ne veut rien dire, il est même contraire à l'idée de mouvement, le flux et le reflux.

- 2022 -

Commencement des rodéos d'engins autour de la sculpture en marbre : « jeune danseuse gymnaste ». Avec signalements par mes soins en Mairie en septembre 2023. (cf. photos envoyées en Mairie).

Je me répète, j'ai dispensé, avec gratuité, des cours de dessin pour les gosses du village, dont une jeune fille était en grande difficulté psychologique (cf. attestation cerfa Nin (Lili). J'ai taillé et œuvré bénévolement, étant handicapé depuis 2014, une sculpture de 4 tonnes en marbre, pour le bien commun dans le village. Ceci pour remercier la commune de m'avoir fait bénéficier gratuitement à l'époque d'un atelier durant toutes ces années. Qu'ils soient ici tous remerciés.

En outre la Mairie n'a jamais réalisé les moindres travaux de maintenance de l'atelier, malgré mes alertes répétées au sujet de certaines parties des lieux dans un état pitoyable. L'atelier déjà en 1994 était qualifié par la Mairie, de vétuste et difficilement louable tant l'état de celui-ci était délabré, justifiant ainsi entre autre l'annulation de tous les loyers à l'époque. Une porte donnant sur l'extérieur par exemple ne ferme plus depuis 15 ans, je la ferme avec un bloc de marbre pour la tenir close. L'équipe des agents municipaux prévenus à l'époque ne peuvent pas intervenir sur celle-ci car aucune consigne n'est venue de la part de la Mairie malgré mes signalements à répétition.

Je n'ai jamais rien demandé à la commune concernant l'insalubrité manifeste de l'atelier de sculptures. La gratuité des locaux m'invitant au silence.

Ceci étant, écouter la Mairie passer d'une proposition de location de 100 € pour la totalité de l'atelier le 8 février 2021 à 167 € de loyer pour une seule partie quelques mois plus tard, signifiant qu'ils allaient peut-être récupérer la salle des plâtres, y faire probablement des travaux pour y déposer des parpaings et autres sacs de ciments, relève d'un cynisme outrageant.

Le déni atteint de tels degrés de hauteur qu'il donne le vertige. Ces individus sont venus me voir avant les élections et d'une petite voix toute fluette m'ont demandé leur suffrage. Infiniment dérisoire et important.

L'ensemble de la collégialité de Droits et Liberté s'est déplacée, après le 1er mars 2021, de toute la France pour visiter l'atelier de sculptures avant de se positionner et défendre celui-ci.

Deux élus du conseil municipal habitant à côté de l'atelier n'ont pas jugé utile de visiter l'atelier afin de se faire une idée sur la teneur du dossier qu'ils ont étalé sur la table du conseil municipal. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils n'ont jamais vu l'atelier de sculptures.

Un seul élu, éclairé, ne connaissant pas l'atelier ni moi-même en 2021, est venu me voir et m'a demandé ce que je voulais. Il a visité l'atelier durant deux heures, comme je l'ai raconté plus haut.

Je n'ai pas d'angoisse sur un avenir incertain, pas de haine non plus. Il y a simplement une situation qui trouve son origine dans « l'ignorance ». Mon humour a probablement froissé des égos bien fragiles.

Ils m'ont demandé le 8 février 2021 de changer mon assurance habitation pour une assurance professionnelle. J'ai changé mon assurance immédiatement. Quelques semaines plus tard, ils m'expliquent que je dois dégager les lieux ? Voilà qui est singulier.

Mon ami Denis César ancien élu du conseil, 1er adjoint d'avant 2015, décédé depuis, m'avait prévenu de l'hostilité de certains élus vis-à-vis de l'atelier de sculptures.

Pas plus tard qu'hier, deux amis me visitant ont constaté que ma voix avait changé depuis quelques années. Ils ont remarqué par ailleurs que le faux plafond de mon atelier datant de la fin des années 70 début 80, semblait être fait de fibre amiantée, matière couramment utilisée dans ces années-là. Par conséquent cela m'a rappelé la réunion du 1er mars 2021 en Mairie avec Monsieur Daniel Adam, comme médiateur accepté par les deux parties. Celui-ci a posé la question simple à Madame la Maire et la Secrétaire, s'il y avait des bâtiments amiantés dans le village, la réponse de la partie adverse a été nette par la négative. Or, la toiture de ma voisine directe Madame Bogonski de l'atelier des Ocres, en procès également avec la Mairie, est à ce jour amiantée à un tiers de sa surface, les deux autres tiers ayant été désamiantés il y a quelques mois. Je sais aussi que c'est après trente ans environ que les différentes maladies liées à l'amiante se déclarent. Mon examen scanner des poumons, sur demande de ma médecin, réalisé au CHU de Digne il y a 6 mois a révélé un nodule de 5 millimètres de diamètre dans le ventricule gauche en bas.

Si on m'avait expliqué en 2021, que l'atelier de sculptures vu son état hors normes, selon la circulaire de 2014 contraignant les communes propriétaires de bâtiments à engager les travaux de mises aux normes motivait la Mairie à ne pas renouveler le bail prenant fin en mai 2026, alors je serais parti en pleine compréhension. J'aurais eu 5 années pour préparer mon départ. Madame la Maire a préféré le contentieux, les procédures, cela payé avec de l'argent qui ne lui appartient pas. Combien ces procédures ont-elles coûté à la commune depuis 4 années ? Oseront-ils le dire haut et fort ? Cela aurait été si simple de faire autrement.

Et pour terminer par une petite note d'humour car je suis d'un naturel joyeux, durant 31 ans la Mairie me demande chaque année et ce depuis mon arrivée en 1990, une attestation d'assurance habitation et en 2021 je n'ai plus le droit d'habiter les lieux, on m'explique que je dois fournir une attestation d'assurance professionnelle. Les services de recensement de la population ne passent plus à l'atelier contrairement à l'habitude, les bons de fleurs annuels offerts par la Mairie aux villageois me sont supprimés, plus d'invitation aux festivités de Noël, en terme simple, je n'existe plus, le déni. Pourtant, il n'y a pas plus présent que celui qui est excentré... ou au centre.

Voilà les amies et amis, une affaire à suivre...

Kasijan.

Fait à Ganagobie le 20 mai 2025.

L'expulsion de mon atelier a été effective le 30 octobre 2025 à la demande de la mairie de Ganagobie, avec la présence d'un huissier, des services de gendarmerie et d'un serrurier. Je note que les élus du conseil et madame le Maire n'ont pas jugé utile de se déplacer lors de cette expulsion. Cet évènement s'est déroulé dans un calme absolu. Je dois noter la sérénité des gendarmes présents, la grande responsabilité et l'immense discernement de l'huissier. Tous m'ont proposé cordialement de faire appel au 115. J'ai refusé car ce n'est pas un hébergement que je recherche, mais un logement. Depuis le 30 octobre je suis à la rue. Je dors dans ma voiture prés de mon marbre en cours d'achèvement. Je profite de ce temps immense et précieux pour écrire "l'autopsie d'un désastre social annoncé, voulu, entendu". Ce texte sera publié sur ce site d'ici à la fin février 2026. Il sera donc rendu public.
Un grand merci à tous les amis qui ont été présents. La justice suit son cours, en appel.


Fait à Ganagobie le 3 janvier 2026.
Kasijan.

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